accueil > projets > 58

ClearSpace

Publié le 03/07/2021

Contribuer à « nettoyer » l’espace en récupérant les satellites hors d’usage. L'engin doit intercepter les débris et les détourner de leur orbite pour qu'ils aillent se désintégrer dans l'atmosphère terrestre.

La Société

Issue du centre spatial de l’EPFL, la société ClearSpace a fait de l’élimination des satellites en panne et des débris en orbite autour de la Terre sa priorité. Actuellement, leur nombre est estimé à respectivement 3 000 et 34 000 par l’Agence spatiale européenne (ESA), sans compter ceux de moins de 10 centimètres impossibles à observer depuis le sol. Or, à une vitesse de 28 000 km/h, ces objets représentent un vrai danger pour les activités spatiales et les astronautes. La recherche de solutions devient pressante, ce d’autant que des milliers de nouveaux satellites seront lancés dans les années à venir.

Le Projet : rechercher les débris dans l'espace

En décembre 2019, un team industriel, mené par la start-up lausannoise, a été choisi par l’ESA pour diriger le programme ADRIOS. Estimée à 100 millions d’euros, la mission doit développer des technologies de capture et de désorbitation de débris spatiaux. C’est dire si l’enjeu est de taille pour la jeune start-up créée en 2018 ! « Après la phase d’euphorie, toute l’équipe a pris conscience du poids des responsabilités. Nous avons monté un projet solide et trouvé, au cours des derniers mois, les partenariats industriels dont nous avions besoin », résume Luc Piguet, CEO et cofondateur de ClearSpace. De la taille d’une grosse machine à laver et pesant près de 400 kilos, le satellite fonctionnera comme une dépanneuse. Il identifiera un débris, s’en approchera et l’interceptera. Un exploit, sachant que les satellites se déplacent à une vitesse de 7 km/seconde à cette altitude ! Une fois ralenti, l’objet tombera de son orbite et se désintégrera au contact de l’atmosphère terrestre. Le lancement du robot est prévu fin 2024 et la première désorbitation fin 2025. ClearSpace et ses partenaires, le centre spatial de l’EPFL eSpace et l’Institut des technologies de l’information et de la communication de la HEIG-Vaud, bénéficient d’un soutien financier d’Innosuisse de 1,4 million de francs. La collaboration avec Alliance a été déterminante dans la rédaction du business model et l’obtention du financement fédéral. Ce montant permet le développement du radar intégré au satellite, qui devra déterminer la distance à laquelle se trouve le débris et la manière dont il bouge.