Idiap et Fastnet SA associés dans la luttte anti-spams

En Suisse aujourd’hui, 95% des messages qui tombent dans les boîtes e-mail sont des spams. Les messages indésirables étant de plus en plus insaisissables, les logiciels anti-spams se doivent d’être de plus en plus performants. Ainsi, Fastnet SA travaille depuis mars 2009 à l’amélioration de son logiciel anti-spams via l’intégration de nouvelles technologies. En collaboration avec l’Idiap et avec le soutien de l’Agence pour la promotion de l’innovation (CTI), qui a jugé la demande «exemplaire» sur le fond et sur la forme.

Entre 2003 et 2008, les analystes prédisaient une progression du marché des logiciels anti-spam de 30 à 40%. Ils ne se sont pas trompés. Au contraire. Le nombre de spams est aujourd’hui supérieur aux prévisions et le mouvement ascensionnel devrait se poursuivre. Dans ce contexte, l’entreprise Fastnet SA, fournisseur d’accès internet, mais surtout éditrice depuis 2002 du logiciel anti-spams MailCleaner (www.mailcleaner.net) se devait de réagir. Son objectif? Dénicher le partenaire académique qui lui permettrait de renforcer son produit et de le placer en tête des logiciels sur le marché. Marc Gandar, conseiller technologique Alliance dans les domaines informatique et communications, l’a trouvé à Martigny: l’institut de recherche Idiap bénéficie de plus de dix ans d’expérience notamment dans les domaines de l’apprentissage automatique et de la vision artificielle. Après plus d’un an de travaux préliminaires, le projet IMPACT a démarré le 1er mars dernier: durant 15 mois, trois chercheurs de l’Idiap vont travailler au développement et à l’intégration de nouvelles technologies dans le logiciel MailCleaner.

Nouveaux filtres inspirés du comportement humain

Fastnet SA (www.fastnet.ch), installée à St-Sulpice (VD), compte parmi ses clients de nombreuses institutions académiques (Universités de Genève, Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, etc.), la Ville de Genève, mais aussi des clients industriels tels que IBM Banking Computer Center. Sur le marché international, MailCleaner compte plus de 50 revendeurs à travers le monde. «Aujourd’hui, explique Olivier Bourgeois, directeur de Fastnet SA, tous les produits disponibles sur le marché utilisent des combinaisons de filtres. Les premiers qui interviennent sont simples et rapides, les suivants de plus en plus complexes. L’idée d’IMPACT est d’ajouter en bout de ligne trois nouveaux filtres encore plus pointus, inspirés des nouvelles technologies développées par l’Idiap.» Confidentialité oblige, le détail de ces filtres n’est pas divulgué, mais de façon générale, «il s’agit de créer des algorithmes de détection qui, au premier coup d’oeil, comprennent avec la subjectivité toute humaine qui est la nôtre ce qui est un spam et ce qui n’en est pas un.»

Au niveau de la recherche proprement dite, il s’agit selon Jean-Marc Odobez, chercheur senior à l’Idiap, de «s’inspirer des recherches qui sont les nôtres depuis de nombreuses années, et de trouver le moyen de développer des outils afin de les appliquer au cas concret du traitement des spams, via des expériences appropriées.»

Fenêtre sur les besoins du monde industriel

Si, du côté de Fastnet SA, on reconnaît volontiers l’impossibilité structurelle et financière de mener ce type de recherche et de développement en interne, les bénéfices d’une telle expérience sont également appréciés à l’Idiap. Yann Rodriguez, responsable du transfert technologique à l’Idiap, y voit là une fenêtre toujours estimable sur le monde industriel: «Nous recevons deux à trois demandes de ce type chaque année de la part d’Alliance. Certaines se concrétisent, d’autres pas, mais au final, ces collaborations sont toujours enrichissantes pour nous, car elles nous permettent de nous rendre compte des besoins exprimés dans le tissu économique.»

Importance du libellé de la demande CTI

Qualifiée par la CTI d’«exemplaire», la structure de la demande adressée par Fastnet SA comporte, selon Marc Gandar, un atout primordial: son orientation commerciale. «Très souvent, les entreprises se contentent de descriptifs très courts pour les éléments commerciaux, et s’épanchent plus loin lorsqu’il s’agit de décrire les aspects technologiques. C’est une erreur. Cette entrée en matière est très importante. Elle doit absolument développer les aspects commerciaux et marketing du projet. Et c’est au partenaire industriel de la rédiger. La bâcler équivaut à restreindre drastiquement ses chances d’être retenu».

Résumé pdf des réponses de Fastnet SA aux questions types de la demande CTI.

Contact : Marc Gandar, Alliance, tél. 021 693 42 03






www.mailcleaner.net

www.fastnet.ch


Résumé pdf des réponses de Fastnet SA aux questions types de la demande CTI.