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Anti-allergique testé à l'UNIGE
Confrontée à un problème technique dans la fabrication d’un anti-allergique, l’entreprise UCB Farchim a confié la réalisation des tests à une unité de recherche de l’Université de Genève. Une collaboration réussie initiée par Alliance. Leader mondial dans l’industrie biopharmaceutique, le groupe UCB est spécialisé dans les domaines thérapeutiques des troubles du système nerveux central et de l’immunologie. Sa filiale de Bulle, UCB Farchim SA, est active principalement dans la production et la distribution de spécialités pharmaceutiques pour les traitements de l’allergie et de l’épilepsie. Début 2011, une chaîne de production d’un anti-allergique fait face à un problème technique. «Nous avons constaté une variabilité de qualité d’un des composants dans des lots de comprimés», détaille Karine Sersar, spécialiste chez UCB Farchim des procédés de fabrication pharmaceutique. Défi : découvrir d’où proviennent ces variabilités. Car sous une apparence lisse et uniforme, un comprimé de médicament résulte de la combinaison de nombreux composants: le ou les principes actifs, destinés à soigner, mais aussi d’autres substances intégrées pour faciliter la mise en forme, la conservation, l’absorption et la désagrégation du comprimé. Les propriétés de ces poudres ayant une influence sur celles du comprimé final, il s’agit de connaître parfaitement leurs caractéristiques physico-chimiques. Gagner du temps, bénéficier d’un regard extérieur Ainsi, bien qu’UCB dispose des ressources pour réaliser ces analyses, l’entreprise fait le choix de la collaboration universitaire. D’une part pour gagner du temps, d’autre part parce que l’apport d’un œil extérieur dans une chaîne de fabrication comporte évidemment des bénéfices. «Nous avons contacté Alliance, explique Karine Sersar, et c’est Nathalie Jacquemont, conseillère technologique spécialisée en sciences de la vie, qui s’est chargée de notre demande.» Sur la base d’un premier cahier des charges, Alliance propose à UCB comme partenaire l’Unité de recherche de technologie pharmaceutique de l’EPGL (Ecole de pharmacie Genève-Lausanne), à l’UNIGE. «Grâce au réseau dont dispose le consortium, nous avons immédiatement trouvé les bonnes personnes.» Entre les scientifiques d’UCB et ceux de l’UNIGE, très vite le courant passe. Un protocole de recherche est défini conjointement, et les premiers tests démarrent en mars déjà. Une entité académique habituée à collaborer avec le monde industriel «Nous collaborons régulièrement avec des entreprises pharmaceutiques, en Suisse et en France, commente le professeur Eric Allémann, et j’ai moi-même travaillé huit ans dans l’industrie pharmaceutique.» Dans le cadre de ce projet, pas moins de 60 échantillons prélevés à différents stades de la fabrication sont soumis aux experts de l’Université de Genève, et sur chacun d’eux 5 à 10 tests sont effectués. «Nous avons étudié leur distribution de taille, leurs qualités d’écoulement et de compressibilité, la sédimentation et la ségrégation des constituants, et avons effectué des analyses par microscopie électronique à balayage.» Chez UCB, les recherches sont suivies de près, Karine Sersar se déplaçant le plus souvent de Bulle à Genève pour déposer les échantillons et prendre note des derniers résultats. Cinq mois plus tard, au moment où s’écrit le rapport final, le résultat est de part et d’autre positif. Réactivité d’Alliance saluée Quant aux résultats des tests à proprement dit, les partenaires en sont très satisfaits. «Nous avons pu exclure toute une série de paramètres qui auraient pu être à l’origine du problème», explique Eric Allémann. «La variabilité n’est pas due à un problème d’écoulement, de densité ou de granulométrie des poudres, ces paramètres sont maîtrisés, ajoute Karine Sersar. Nous allons poursuivre nos études vers de nouvelles pistes. Ce partenariat avec un milieu académique est une première pour nous, une première qui a entièrement répondu à nos attentes et qui ouvre de nouvelles perspectives. La réactivité d’Alliance et de Mme Jacquemont a été vivement appréciée, le temps nous étant généralement compté dans le domaine industriel.» Contact : Nathalie Jacquemont, Alliance, tél. 021 693 70 86 |
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