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Premier plan d'expériences Taguchi pour Gascogne AdhésiveLe passé mouvementé de l’entreprise devenue Gascogne Adhesive en 2002 a convaincu ses dirigeants de la nécessité d’innover en partenariat avec les hautes écoles, notamment dans des segments de niche en croissance. Grâce à Alliance, un premier projet d’optimisation industrielle offre à un étudiant de la HES-Fribourg (HES-SO) d’y consacrer aujourd’hui son travail de semestre. Sous l’impulsion de sa direction, Françoise Vouillamoz, directrice technique, contacte Andréas von Kaenel, conseiller d’Alliance, sans savoir ce qu’il pourrait leur proposer. Elle découvre alors le puissant réseau du Programme de liaison, «capable de pallier notre manque de bonnes connexions et de créer le lien direct avec les bonnes personnes au bon moment». A l’instar de sa réactivité, puisqu’elle formule rapidement trois besoins avec Andréas. Régler un premier problème lié à la surconsommation de silicone dans la fabrication des autocollants, conduisant à des coûts de matière première consommée très élevés. Assurer une formation continue pour le personnel de l’entreprise, en particulier pour les aînés formés sur le tas, afin de mieux comprendre le métier de leurs clients. Enfin, lancer un programme d’innovation pour renforcer leur présence dans les produits de niche à forte valeur ajoutée. «Alliance nous a proposé beaucoup de choses, je n’ai pas eu le temps de tout étudier, précise Françoise Vouillamoz en souriant. Bien entendu, on ne peut pas attaquer tous les chantiers à la fois, nous allons donc nous concentrer d’abord sur un point», soit la stabilisation et l’optimisation du processus de fabrication.
Au professeur en génie mécanique de la HES-Fribourg Raymond Riess, revient cette tâche. Désireux d’amorcer «une relation de collaboration susceptible de déboucher sur un partenariat à long terme», il propose de démarrer en douceur, avec des projets d’étudiants. Benjamin Piller va donc s’associer à une équipe créée en interne dans l’entreprise afin de caractériser le phénomène de surconsommation de silicone et de tester l’efficacité de la méthode dite des plans d’expériences Taguchi, à même d’identifier les paramètres influents et leurs possibilités d’action pour construire un procédé robuste. Raymond Riess estime le «rôle d’interface d’Alliance entre les industriels et les écoles». «C’est très valorisant pour une école d’ingénieurs de participer à la vie des entreprises, de les aider à améliorer leur productivité, d’autant plus quand il y a un enjeu existentiel. De plus, l’enseignant gagne en crédibilité auprès de ses étudiants grâce à ses expériences et ses retours dans l’industrie», poursuit-il. Entrés en relation, les nouveaux partenaires sont pleinement satisfaits. Raymond Riess est sensible au fait qu’«Andréas von Kaenel demeure un accompagnateur pour observer et dupliquer cette expérience avec d’autres, en faire une force d’action pour d’autres secteurs.» Françoise Vouillamoz apprécie qu’Alliance «laisse une autonomie au projet une fois que les contacts sont noués, tout en restant présent.» Alliance s’est ainsi de nouveau révélé un intermédiaire convaincant entre une demande industrielle pointue et une offre académique pertinente. |
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