Projet test avec la SIP

De nouveau en phase de développement, l’illustre SIP genevoise – actuelle Société d’Instruments de Précision – lance un programme d’innovation avec l’aide d’Alliance. Un projet initial impliquant la HE-Arc ingénierie (HES-SO) se profile ainsi comme une répétition générale avant la première.

Conscient de la nécessité d’innover mais prudent, Jean-Daniel Isoz, directeur général de la SIP, opte pour une approche pas à pas. Pour voir. Le projet est petit, mais important. Il concerne un produit phare de sa société, «un système de mesure de haute précision ayant besoin de subir une cure de jouvence afin de s’affranchir du risque d’obsolescence de certains composants optoélectroniques et d’améliorer ses caractéristiques techniques». Il souhaite solliciter une institution académique de la place romande parce qu’une société comme la sienne «n’a pas ou plus le matériel, les labos, les compétences ou le personnel pour suivre». Lorsque Andréas von Kaenel, conseiller technologique d’Alliance, le contacte, chacun des deux partenaires démarre dans son activité. Le langage et les préoccupations sont identiques : «il y avait donc une certaine logique à travailler ensemble», souligne en souriant l’entrepreneur.

Pour l’instant, l’indice de satisfaction est excellent. «Alliance m’a aidé à définir le cahier des charges, m’a aiguillé vers les bonnes ressources, les bonnes personnes. J’ai reçu une proposition puis deux contre offres, une de la part d’une haute école partenaire d’Alliance et une de l’extérieur de la Suisse. J’ai fait mon choix en fonction des prestations offertes, du prix et des possibilités d’évolution». Ce qui le convainc? La qualité du service, le suivi étroit une fois le contact établi, «je dirais même une certaine ténacité pour que le projet aboutisse», enfin, un souci continu du bon déroulement des opérations, sans ingérence. A ce moment là, 90% de la mission d’Alliance sont atteints, précise Jean-Daniel Isoz. Le reste ne dépend plus vraiment d’eux. Le contact devient direct entre la SIP et son fournisseur, l’équipe de la HE-Arc ingénierie (HES-SO).

Outre l’efficacité d’Andréas von Kaenel dans la gestion du dossier, un élément a emporté l’adhésion de Jean-Daniel Isoz: la neutralité dont Alliance fait preuve dans sa recherche du meilleur partenaire. «On ne sent pas un quelconque intérêt à pousser l’un ou l’autre établissement, il n’y a aucun parti pris». Et de conclure: «une approche systématique, un ratissage du terrain ne peuvent être que bénéfiques pour les PME qui n’ont pas le temps de chercher».

Même écho de la part de Lucien Falco, professeur d’optique à la HE-Arc ingénierie, dont l’offre ciblée a été acceptée par la SIP. Que le projet soit simple, n’engage qu’une équipe de travail restreinte et un petit budget ne lui pose aucun problème. Au contraire. «Je sentais qu’il y avait un gros projet derrière. Dans ce cas, il faut d’abord se faire connaître, se faire apprécier dans l’espoir de participer à la suite». M. Falco a ainsi pris un risque. En s’engageant à fournir à l’entreprise un certain produit pour un certain montant dans un certain délai, il peut aussi bien aller plus vite que prévu – et y gagner – comme l’inverse. Mais il trouve cette manière de travailler normale et didactique pour ses étudiants: «on est là pour fournir des prototypes commercialisables par des entreprises. C’est bien d’inculquer cette façon de voir à nos étudiants, qui y seront confrontés de toute façon en sortant.»

Une rencontre, un problème technique identifié, une solution académique ciblée, des intérêts bien compris et une vision commune rassemblent ainsi les acteurs d’une collaboration pragmatique que l’on pourrait qualifier d’emblématique.

Contact: Alliance, tél. 021 693 35 75