Maxwell Technologies et les « facilitateurs »

Spécialisée dans les super condensateurs et le stockage d’énergie, Maxwell Technologies est, aux yeux d’Alliance, un partenaire modèle avec lequel tisser des liens : technologiquement innovant et ouvert aux compétences extérieures à même d’enrichir son activité. Chronique d’une collaboration annoncée !

Dans sa mission, Alliance offre une assistance personnalisée aux PME investies dans le transfert de technologies. Le programme de liaison a une démarche active et va au-devant des entreprises. Andréas von Kaenel, conseiller technologique en ingénierie, a donc pris l’initiative de contacter la filiale suisse du groupe multi­national. Lui-même se voit en « facilitateur », dans la mesure où il met les entreprises en relation avec les meilleures compétences répondant à leurs besoins et assiste au montage et au suivi des projets.

Déjà très introduite dans divers réseaux, initiatrice de projets avec des universités romandes et alémaniques, suffisamment expérimentée avec les montages CTI, l’intérêt de Maxwell à travailler avec Alliance n’était peut-être pas évident d’emblée. Or, « il y a toujours quelque chose à apprendre et toujours des gens que l’on ne connaît pas », souligne Roland Gallay, directeur R&D. Des ingénieurs pointus, des laboratoires, parce qu’« on ne peut pas avoir des contacts avec tout le monde », signale son directeur général, Alain Riedo. Lorsque le dynamisme de l’entreprise freine les démarches prospectives par manque de temps, recourir aux services d’Alliance non seulement « évite qu’on loupe quelque chose » mais « simplifie la communication » enchérit-il.

Lors d’une première entrevue avec Roland Gallay, au cours de laquelle il réalise un « audit des besoins technologiques », M. von Kaenel saisit leurs exigences : la « recherche de locomotives plutôt que de wagons ». Il identifie deux axes de valeur ajoutée pour l’entreprise : la recherche de nouvelles applications pour les super condensateurs et l’amélioration de leurs produits et processus de fabrication, faisant appel à des compétences plus vastes que celles de l’entreprise. Une semaine plus tard, trois nouveaux domaines d’application des condensateurs susceptibles de s’inscrire dans la stratégie d’innovation de Maxwell sont proposés par des laboratoires HES et EPFL.

A ce stade, Roland Gallay tire un premier bilan positif des prestations d’Alliance. Il met en avant le fait qu’« Alliance représente toutes les écoles de Suisse romande sans préférence pour l’une ou l’autre. C’est un réseau neutre, différent de ceux qui soutiennent les développements locaux, cantonaux par exemple ». Il fait valoir, d’autre part, le dynamisme des conseillers technologiques, leur efficacité et leur réactivité : « on a de la peine à suivre M. von Kaenel » précise en riant Roland Gallay. Maxwell « souhaiterait toutefois qu’Alliance soit suisse et pas seulement romande, qu’elle s’ouvre même aux réseaux européens », jugés aujourd’hui indispensables. « Si les industries romandes ne peuvent pas se développer parce qu’elles n’ont pas les contacts en Suisse alémanique, c’est vraiment dommage », estime Alain Riedo.

Les deux acteurs de cette rencontre sont pleinement satisfaits du chemin parcouru. Ces échos favorables, pour faire plaisir à Andréas von Kaenel, ne le surprennent pourtant pas outre mesure. « Je pense qu’il y a une force de frappe énorme avec Alliance », conclut-il.

Contact : Alliance, tél. 021 693 35 75