     
|
 |
|
HCT Shaping Systems: prendre des risques pour pouvoir innover
Rapidité, mobilité, flexibilité. Telles étaient les conditions posées par HCT Shaping Systems en s’adressant à Alliance pour résoudre un problème de perte de silicium pur dans un processus de sciage. Deux mois plus tard, un test de faisabilité est mis en place en collaboration avec l’EPFL et l’EIG (HES-SO).
Si Patrik Hoffmann, maître d’enseignement et recherche au Laboratoire d’optique appliquée de l’EPFL, se préoccupe moins des problèmes actuels que des domaines de l’avenir, telle l’optoélectronique intégrée, en revanche il se passionne pour l’un des cinq plus grands défis de notre société actuelle: l’énergie. Intervenant notamment dans la fabrication des cellules photovoltaïques, le silicium est une des solutions à l’énergie renouvelable. Contacté par Andréas von Kaenel, conseiller technologique d’Alliance, Patrik Hoffmann a donc accepté de participer au projet consistant à diminuer le gaspillage dans une chaîne de production d’énergie directe. Le défi est considérable: « presque 50% de silicium pur perdu; les chiffres sont frappants, et la perte fait mal au coeur», avance le scientifique.
La problématique est nouvelle, la prise de risque est ainsi réelle, mais l’enjeu et donc les rendements sont de taille, avec un marché potentiel énorme à la clé. «Alliance a été le moteur de l’action. J’ai une idée, la solution proposée implique les propriétés chimiques des surfaces et les technologies chimiques apprises au cours de ma formation universitaire. Mais je ne sais pas encore si ça va marcher», avance Patrik Hoffmann. C’est bien ce à quoi l’étude de faisabilité doit répondre. De son côté, Philippe Nasch, directeur R&D de HCT Shaping Systems est prudent: un premier projet européen, ayant ébauché des solutions à ce problème de silicium, avait déjà échoué. Evidemment, il aimerait beaucoup que l’étude « débouche sur quelque chose ». Mais, en toute logique, « je conditionne ma satisfaction au résultat », dit-il.
Le projet avec la CTI l’agence de la Confédération pour la promotion de l’innovation est monté, la convention de coopération entre l’entreprise et les partenaires académiques est préparée. Concrètement, l’EPFL fournit l’expertise, alors que le test de faisabilité est confié au laboratoire de procédés environnementaux d’Anne Dimitrov, professeur en génie chimique à l’Ecole d’Ingénieurs de Genève (EIG, HES-SO), et de son équipe: «Alliance joue très bien son rôle d’intermédiaire entre les mondes académique et industriel, deux mondes qui, en réalité, ne se connaissent peut-être pas très bien. En tant qu’utilisateur, j’ai trouvé leur prestation très positive: on a gagné du temps pour la mise en contact et le lancement du projet», dit-elle pour sa part.
Malgré ses interrogations, Philippe Nasch ne remet pas en question l’intérêt de la prise de risque, rendue possible pour la PME grâce à Alliance et au soutien de la CTI. «J’ai confiance, ceci dit, précise Philippe Nasch. De bonnes idées ont été dégagées, il y a une bonne équipe.»
Contact : Alliance, Alliance, tél. 021 693 20 52
|
|
 |