Collaborations multiples pour Cartier

Lorsque Alliance établit une collaboration entreprise-haute école, toutes les formules sont étudiées. C’est ce qu’a apprécié la Manufacture Horlogère Cartier, aujourd’hui partenaire du Laboratoire Emballage & Conditionnement de la HEIG-VD (HES-SO), exploitant un polymère déniché à l’EPFL.

Responsable Innovation et nouvelles technologies de la maison Cartier, Zian Kighelman reconnaît au tissu local un exceptionnel potentiel, tout en constatant qu’«il a de plus en plus de mal à suivre les actions des centres d’innovation technologique. D’où la rencontre avec Alliance. A partir de leurs réseaux romand et européen, ils vous ouvrent des accès différents que vous ne pouviez ouvrir seul, car il est difficile de se tenir en permanence informé de tout.» C’est ainsi que Viviane Boutinard Rouelle, coordinatrice du Centre Relais Innovation SOFRAA, introduit M. Kighelman auprès du Laboratoire Emballage & Conditionnement de la HEIG-VD d’Yverdon, afin de mettre au point un système de protection de montre invisible. Parallèlement, un des matériaux potentiels est découvert au Laboratoire d’Optique Appliquée de l’EPFL: le PDMS (polydiméthyle siloxane), idéal pour ses caractéristiques physiques et sa cristallinité, utilisé par le laboratoire dans le domaine de la microfluidique. «C’est cette approche différente qui m’a beaucoup plu, souligne M. Kighelman. Découvrir qu’une application dédiée à un domaine particulier, la microfluidique, peut être adaptée à notre domaine, l’horlogerie, par un spécialiste du packaging. Cette façon de manager la problématique et le cahier des charges est très intéressante.»

Même écho du côté d’Eric Martine, ingénieur R&D du laboratoire yverdonnois sollicité. Ce mandat lui offre l’occasion de s’initier à un nouveau produit, lui qui travaille habituellement pour les domaines de l’agro-alimentaire, du médical et de la cosmétique. Ce défi technologique l’intéresse vivement, d’autant qu’il se couple avec une confrontation avec un nouveau partenaire, une excellente opportunité. «Comme partout, relève-t-il, le plus dur est de se faire connaître, de faire connaître nos compétences dans notre domaine. Ce premier projet, au travers d’Alliance, est un tremplin pour d’autres ouvertures.» M. Martine insiste d’ailleurs sur le rôle du consortium lors de la phase préparatoire : «formuler le besoin le plus simplement possible, définir le projet pour sélectionner les bons partenaires et le centre de compétences idoine est complexe. Cela demande beaucoup de temps et d’énergie. En ce qui nous concerne, le contact d’Alliance a abouti à un mandat qui nous a permis de proposer une solution satisfaisante au client.»

Cette nouvelle mise en relation satisfait pleinement les deux acteurs. M. Kighelman a gagné avec Alliance un partenaire supplémentaire, non exclusif, mais important au niveau local, dynamique et discret lorsque la collaboration est engagée, selon le choix du client. Ce suivi flexible séduit également M. Martine, de toute façon lié par un contrat de confidentialité signé avec l’entreprise. «Alliance a parfaitement rempli son rôle d’initiateur de projet et de facilitateur à un nouveau partenariat», résume-t-il.

Contact: Viviane Boutinard Rouelle, Alliance, tél. 021 693 42 63